Environnement | 21.12.2011

"Renforcer la marque Swiss Recycling"

 

Depuis le mois de septembre de cette année, Patrik Geisselhardt occupe la fonction de directeur de Swiss Recycling, l’association faîtière des organisations de recyclage. Il vise à renforcer la coopération entre les membres de son association et faire de Swiss Recycling le centre de compétences en matière de collecte séparée et de recyclage.

 

Patrik Geisselhardt, vous avez acquis une formation d’économiste d’entreprise. Comment vous êtes-vous retrouvé dans le secteur du recyclage?
Ces dernières années, j’ai fait des études complémentaires d’ingénieur de l’environnement et je me suis occupé à titre professionnel de recyclage de matières synthétiques. La fonction de directeur de Swiss Recycling relie donc de manière idéale mes deux compétences clé, l’économie et le recyclage.
 

Vous assumez vos nouvelles fonctions depuis quelques mois seulement. Quelles sont vos premières impressions?
Je me suis retrouvé à la tête d’une organisation qui agit de manière indépendante, qui est bien réseautée et dont la crédibilité est perçue comme très élevée. C’est très précieux. Mais l’association est par tradition fortement tributaire de l’engagement d’une seule personne. Je veux axer mes efforts sur l’élargissement de la base des activités de l’association.
 

Où voulez-vous mener Swiss Recycling?
La tâche première de Swiss Recycling est la promotion de la collecte séparée. Je ne veux rien changer dans ce domaine. Je désire en revanche renforcer encore la marque Swiss Recycling et étoffer encore notre réseau. En augmentant la notoriété de Swiss Recycling, nous conférerons par voie de conséquence un plus grand poids à nos objectifs.
 

Qu’est-ce qui va changer pour les membres?
Je voudrais motiver nos membres à coopérer plus étroitement – dans les domaines où cela se révèle judicieux. La contribution du recyclage à la réduction de la charge environnementale en CO2, par exemple, pourrait être communiquée de manière plus groupée. Je pense aussi à une présence commune lors de manifestations et autres journées dans le domaine des médias sociaux ou lors d’échanges de vues institutionnels.
 

Cela va-t-il changer quelque chose pour les ménages?
Il est concevable que pour les ménages les progrès techniques vont simplifier la séparation des déchets –mais la collecte séparée ne va pas disparaître pour autant: c’est elle seule qui permet d’atteindre le niveau de séparation élevé que nous connaissons en Suisse aujourd’hui. Une conception fondamentale nouvelle est en revanche nécessaire dans le design des produits: ce n’est qu’à la condition de concevoir les produits de manière à pouvoir les recycler efficacement qu’il nous sera possible de maîtriser à long terme la raréfaction des ressources qui nous menace.
 

Où se trouvera Swiss Recycling dans dix ans?
Une chose est sûre: je n’ai aucunement l’intention de fondre toutes les organisations de recyclage dans une seule association. Des tentatives de ce genre ont déjà tristement capoté dans d’autres pays. Mais je voudrais tirer mieux parti des synergies qui existent. Et je considère comme mon but à moyen et long terme de faire de Swiss Recycling LE centre de compétences dans le domaine de la collecte séparée et du recyclage.

 

 

 

 

 

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